Cabestany (66) · 700 m² de cloisons · 400 m² de plafonds · 6 photos






Sur un programme neuf de bureaux et de commerces, un promoteur ne vend pas des cloisons, il vend des surfaces louables. Notre travail était de transformer un volume brut en locaux prêts à recevoir des preneurs qui ne se connaissent pas, ne font pas le même métier et n’ont aucune envie de s’entendre travailler. Plus de 700 m² de cloisons de séparation en 180 mm montées toutes hauteurs, 400 m² de plafonds à dalles sur ossature primaire, et l’isolation des parties communes. Rien d’exotique pris pièce par pièce : à cette échelle, ce qui fait la différence c’est la régularité.
Entre deux locaux, il peut y avoir un cabinet d’un côté et un commerce de l’autre, et le promoteur ne sait pas encore qui louera quoi. D’où le choix d’une cloison de 180 mm sur plus de 700 m². Cette épaisseur n’est pas du confort de pose : c’est elle qui crée le volume nécessaire au remplissage isolant et à la désolidarisation des parements.
Surtout, ces cloisons montent de dalle à dalle. Elles ne s’arrêtent pas sous le plafond démontable. C’est là que beaucoup de séparations acoustiques se perdent : on soigne la cloison, on la remplit, on la désolidarise, et le son passe tranquillement au-dessus des dalles d’un local à l’autre. Une cloison arrêtée sous plafond n’est pas une séparation entre locaux, c’est un panneau décoratif coûteux. Le reste, personne ne le reverra une fois le parement fermé : bandes résilientes en périphérie, laine posée pleine sans tassement ni manque, jonctions traitées une par une, et jamais deux boîtiers électriques dos à dos dans la même trame.
Côté plafonds, 400 m² de dalles 60×60 Rockfon en laine de roche, classées A1 en réaction au feu. Au-dessus, 200 mm d’isolation en plénum. C’est cette épaisseur qui explique le reste du choix technique : un plafond démontable ordinaire n’est pas fait pour porter ça, alors nous avons monté l’ensemble sur ossature primaire, dimensionnée pour reprendre la charge et franchir les portées du bâtiment.
Le calepinage a été fait avant la première suspente : rives équilibrées, pas de bande de dalles coupée en biseau le long du mur le plus vu. Ossature réglée au laser, parce que les joints apparents dessinent une trame que l’œil vérifie tout seul. Et plans sur la table avec l’électricien et le lot CVC pour que luminaires, bouches et détecteurs tombent dans la trame au lieu de la traverser. Ça ne se rattrape pas après. Le plafond reste démontable : dans cinq ans, un preneur soulèvera une dalle au lieu de casser un plafond.
Dans les parties communes, les gaines techniques ont été séparées en carreaux de béton cellulaire Siporex. Sur ce type de programme c’est le bon arbitrage : le carreau monte vite, il est incombustible, et il encaisse les fixations et les chocs de la vie d’un immeuble tertiaire bien mieux qu’un habillage en plaques.
Les photos suivent le chantier dans l’ordre, du volume brut livré par le gros œuvre au plateau plafonné.
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